Forbidden Colours exprime sa profonde déception et son inquiétude suite à la décision du président bulgare de ne pas opposer son veto à la loi anti-LGBTIQ+, qui sera officiellement publiée demain au Journal officiel. Cela marque un tournant inquiétant, la Bulgarie rejoignant les rangs des pays choisissant l’idéologie oppressive de la Russie au détriment de la démocratie et des valeurs européennes.
En laissant cette loi progresser, la Bulgarie tourne le dos aux principes fondamentaux des droits de l’homme et de l’égalité que défend l’Union européenne. Cette loi n’est pas seulement un problème bulgare — c’est une loi russe qui s’est frayé un chemin jusqu’au cœur de l’Europe. Le virus anti-LGBTIQ+ se propage, et nous devons agir maintenant pour l’arrêter.
Forbidden Colours appelle la Commission européenne à lancer immédiatement une procédure d’infraction contre la Bulgarie, comme elle l’a fait pour la Hongrie. L’Union européenne ne peut rester les bras croisés pendant que l’un de ses États membres adopte des lois qui violent de manière flagrante les droits de l’homme. La Commission européenne doit intervenir et tenir la Bulgarie pour responsable de cette législation dangereuse.
En outre, nous demandons instamment aux autres États membres de l’UE de condamner publiquement cette loi et d’exiger que la Commission européenne prenne des mesures décisives, y compris le gel des fonds de l’UE destinés à la Bulgarie jusqu’à ce que cette loi soit abrogée. Il est temps pour les dirigeants européens de défendre la démocratie et de faire comprendre que la répression à la russe n’a pas sa place dans l’Union européenne.
Forbidden Colours reste engagée dans la lutte contre cette loi et dans le soutien à la communauté LGBTIQ+ en Bulgarie et dans toute l’Europe. Nous appelons tous les défenseurs de l’égalité et des droits de l’homme à se joindre à nous dans cette bataille cruciale.