La Hongrie autorise le signalement anonyme des familles LGBTIQ+

La réaction de la Hongrie face à la procédure de l’UE

Le 11 avril, le Parlement hongrois a adopté une nouvelle loi anti-LGBTIQ+. Cette loi autorise le signalement anonyme des familles LGBTIQ+ aux autorités. Elle intervient seulement une semaine après que 15 États membres de l’UE et le Parlement européen ont annoncé se joindre à la Commission européenne dans une procédure sans précédent contre la loi hongroise de propagande anti-LGBTIQ+.

Avec cette loi, les autorités hongroises tentent de mettre en place un système censé contribuer au « maintien » de la Constitution hongroise. La Constitution hongroise stipule que le mariage est une union « entre un homme et une femme » et ajoute que « la mère est une femme et le père est un homme », ce qui implique que tout autre modèle d’adoption ou d’éducation des enfants est interdit par la loi.

Outre le signalement des familles arc-en-ciel, la loi permettra également de signaler anonymement « toute personne/toute chose qui nie ou altère le véritable sens des familles définies dans la Constitution hongroise ».

Ce faisant, le Parlement hongrois « transpose » la directive de l’UE sur la protection des lanceurs d’alerte. C’est un signe supplémentaire que le régime de Viktor Orbán ne prend plus l’Union européenne au sérieux. Tout en transposant la législation de l’UE, ils se moquent en réalité de Bruxelles. C’est sa réponse à la volonté d’une majorité d’États membres de l’UE de mettre un terme à ses politiques autocratiques anti-LGBTIQ+. Orbán a choisi Moscou plutôt que Bruxelles.

Le mode d’emploi de la Russie

Cette nouvelle loi est un nouvel exemple de l’isolement croissant du régime de Viktor Orbán vis-à-vis du reste de l’Union européenne. La semaine dernière, 15 États membres et le Parlement européen ont répondu à une campagne de Forbidden Colours en participant à la procédure de l’UE contre la loi anti-LGBTIQ+ de la Hongrie.

Comme pour la loi de propagande anti-LGBTIQ+, cette nouvelle loi est copiée-collée de la Russie. Viktor Orbán met pleinement en œuvre le mode d’emploi du Kremlin consistant à faire des communautés LGBTIQ+ des boucs émissaires. Il constitue un danger pour la sécurité, la démocratie et les droits humains en Europe.